19.09.2019

Londres accueille depuis ce matin et jusqu’à dimanche, la neuvième édition de la Coupe du Monde WIKF (Wado International Karate Federation) de karaté. Il y a trois catégories : kata, kumite (le combat) et le tanto dori (couteau traditionnel).



Pour le kata, la formule de compétition est simple : tous les participants présentent le même kata. Des points leur sont attribués. Les huit premiers prennent part à la finale où ils choisiront leur kata. Eden, Thomas, Aïnoa, Boravy, Gwendoline et Dani participeront chacun dans leurs catégories d’âge.
Pour le combat, c’est la formule classique des rencontres de poules et tableaux finaux. Anna, Thomas, Gwendoline, Clarisse et Dani tireront sous les couleurs françaises.
Pour le couteau, seul Dani participera. C’est une formule conventionnelle. En binôme, les combattants montrent ce qu’ils savent faire avec quatre exercices de défense/attaque. La victoire se fait au drapeau à l’appréciation des cinq juges. Le nombre de tours est en fonction du nombre de combattants.

Pour la première fois depuis longtemps, la France est représentée à une Coupe du Monde. 8 levalloisiens portent les couleurs tricolores. Une petite pression supplémentaire pour les trois adultes. La délégation levalloisienne est également composée de quatre jeunes encadrés par Senseï Dani Ramilijaona. Ils ont tous envie de la même chose : gagner. Rencontres.


Eden, 9 ans, a débuté le karaté à Levallois à l’âge de quatre ans. Il ne veut que la première place. Il est prêt et confiant. Il a envie de combattre et a un gros esprit de compétition. Il défend les couleurs françaises et levalloisiennes en kata.




Thomas a 13 ans. Il fait du karaté à Levallois depuis ses 3 ans. Il a déjà quelques titres à son actif dont celui de champion de France benjamins en combats. Il a terminé troisième à l’Euro au Portugal l’an dernier. C’est la médaille qu’il va chercher à Londres. Cette première Coupe du Monde est la suite logique de son parcours sportif. « J’ai peur comme tout le monde. Je vais où le vent m’emmènera »



Aïnoa a commencé le karaté il y a 3 ans dans les dojos levalloisiens. A 15 ans, elle manque de confiance en elle et ne réalise pas ce qu’il lui arrive. Cette participation en kata est une récompense du bon travail fourni aux entraînements. « Si je marque un point, je serai contente. C’est une belle expérience à vivre ». Elle va apprendre beaucoup et en sortira grandit de cet événement mondial.




Boravy, 28 ans, a fait 10 ans de karaté durant son adolescence à Villepinte. Elle a repris le chemin des dojos il y a un an et demi. Cette Coupe du Monde londonienne représente pour elle un dépassement de soi, un challenge personnel pour casser sa timidité, se libérer et repousser ses limites en allant se présenter en kata devant autant de personnes. Elle souhaite une médaille. Mais elle sait qu’elle va vivre un moment unique de partage avec les membres du club mais également les autres participants. « On a un bon professeur, je suis stressée malgré la bonne préparation mais j’ai hâte d’y être »

A 33 ans, Gwendoline a 17 ans de kimono dont 5 à Levallois. Elle va à Londres car « Senseï nous a dit d’y aller ». Elle va pouvoir se rendre compte du niveau mondial en trois jours. « C’est canon d’être en mesure de tirer avec plein de nationalités différentes. Le karaté est une grande famille, c’est une bonne entente. Ça va être plein d’émotions, de vibrations. Je veux gagner évidemment. Représenter la France est une pression car on n’a pas le droit à l’erreur. C’est fort, c’est top, c’est une occasion unique mais en même temps une sacrée responsabilité. »

Clarisse est la doyenne des élèves. A 38 ans, elle est déjà dans la catégorie des vétérans. Le wado n’est pas son style de karaté mais elle s’est aussi laissée embarquée dans l’aventure anglaise par Dani. « C’est un challenge personnel car je vais retrouver la compétition. L’objectif est de gagner mais surtout de donner le meilleur pour bien représenter la France. C’est stressant mais stimulant car je vais tirer contre des compétitrices expérimentées. Je suis prête et je me sens en forme. Mais surtout je suis bien soutenue par les autres levalloisiens et par Dani »



Dani a 47 ans. Il a débuté le karaté à 14/15 ans car c’est de famille. Mais il est le seul à faire du wado, le style le plus adapté à sa taille, plus dans l’esquive et le contact. Il a un sacré parcours sportif. C’est sa troisième participation à une Coupe du Monde. Il a tiré pour l’équipe de Madagascar avant de rejoindre les rangs français. Il est Senseï depuis 2004. Il a fait ses premiers cours dans le 19e avant de rejoindre Levallois en 2016.



Depuis 1996, il porte les couleurs malgaches. En rouge et vert, il a remporté le titre de champion d’Afrique en individuel et par équipes. Mais également une médaille de bronze.
Depuis 2006, il est également en équipe de France de Wado.

Avec difficulté et devant tant d’humilité et de modestie, on a réussi à un avoir un (petit) aperçu de son palmarès. En 2017 aux Pays-Bas, il se classe 2e au kata individuel. L’année suivant au Portugal, il remporte les titres en kata et kumite. Et termine sur la deuxième marche en tanto dori avec son binôme. Sa première participation à la Coupe du Monde remonte à 2008 avec la France. En 2012 à Bercy, c’est avec Madagascar. Pour Londres, c’est sous le drapeau Français qu’il participe.

Il se prépare depuis juillet dernier après le clap final de la Coupe d’Europe portugaise. Avec ses élèves, il a travaillé des exercices spécifiques pendant les entraînements collectifs. Le dimanche, il allait s’entraîner avec l’équipe de France. L’amateur qu’il est va rencontrer des professionnels. Afin d’être prêt, il s’est entrainé jusqu’à 5h par semaine, en plus de ces 16 heures d’enseignement par semaine.  

Ses objectifs : voir où il en est par rapport aux autres, voir les niveaux des autres nations, ce qu’il faut améliorer, apprendre autrement et voir comment ils travaillent. C’est son côté Senseï.

Pour ses élèves, les objectifs sont prendre de l’expérience, sortir de leur zone de confort, affronter d’autres combattants, tirer dans d’autres compétitions que celles du 92 et motiver les élèves à l’entraînement.
Son but à plus long terme est de créer un groupe compétition au sein de la section.


Informations pratiques

Coupe du Monde Wado Karaté
du jeudi 19 au 22 septembre 2019
Londres - Royaume-Uni
Suivre la compétition